Archives de Tag: Twitter

J’ai changé

Oui, j’ai changé. Ca a été très vite, c’est parti d’une énième blague de potaches. Et ce soir, je vous l’annonce solennellement : je suis candidat de droite à l’élection présidentielle.

Tout a commencé par une conjonction d’intérêts survenue en début d’après-midi sur Twitter : @Jules_Praxis cherchait un hashtag pour lancer un grand moment de démocratie participative, consistant à nourrir le programme de l’UMP pour 2012. J’avais sous le coude mon #PlusBelleLaDroite, que je servais depuis longtemps pour commenter les faits d’armes de nos éminents dirigeants, sans parvenir à le faire décoller.

En quelques heures, Twitter s’est emballé, des milliers de #PlusBelleLaDroite ont fleuri sur le réseau. J’ai lu attentivement les propositions des uns et des autres. Et dans le pays où je vis à l’époque où je vis, j’ai fini par me dire : mais pourquoi pas moi ?

Voici donc mon manifeste, fait des meilleures propositions. Il ne me reste plus qu’à obtenir les 500 parrainages, et l’affaire est dans le sac. Avec un programme en béton comme ça, je suis sûr d’être élu.

Lire la suite

Guest chez Mégaconnard

Vite fait, je t’invite à visiter megaconnard.com, où je viens de m’adonner à ma passion de la néologie. C’est là. Bisous.

Bienvenue sur Twitterreur [MàJ]

Depuis quelque temps, on en a déjà parlé, les politiques ont largement investi les réseaux sociaux. De façon plus ou moins officielle, plus ou moins collective, plus ou moins ordonnée : pages officielles des partis, profils et/ou fan pages de personnalités, groupes à la gloire d’untel ou unetelle… Globalement, ils maîtrisent à peu près Facebook, mais ont beaucoup plus de mal sur Twitter, où les esprits taquins, les méchants blogueurs et autres kalachnikov de la vanne sont légion.

On y rencontre plusieurs cas de figure : les vrais politiques qui tiennent vraiment leur compte en direct (déléguant éventuellement une partie à un assistant), les évidemment traités par un assistant, les fake qui se voient comme le nez au milieu de la figure (sauf Yves Jégo, qui prend tout pour argent comptant).

Au final, il y a surtout trois catégories :

  • les Anne Hidalgo (les plus rares) sont ceux qui ont tout compris, maîtrisent les outils, donnent de l’info sans inonder, lancent des petites piques bien senties (transformées en attaques scandaleuses par ses adversaires), répondent deci-delà à ceux qui les interpellent, etc…
  • les Paillé-Lefebvre, qui vomissent des communiqués à un rythme effréné, tentant d’utiliser un média qui leur est globalement hostile pour désinformer, et qui – concernant Frédéric, bloquent leurs contradicteurs qui ne peuvent plus bénéficier de leur douce prose.
  • le Yves Jégo, unique en son genre, qui se clashe avec tout le monde et n’importe qui, et gobe  tout ce que le réseau compte de fake.

Et puis il y a tous les autres, les petites mains, les sympathisants, militants ou permanents qui affichent leur appartenance, et commettent parfois d’énormes bourdes dont ils ne se rendent même pas compte de l’ampleur, ni de la bourdeur.

Dernier exemple en date, le sympathique Mathieu Barbot, déjà en vedette au bout de quelques heures sur le site de l’express.

Lire la suite

Mon alter égoût

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter mon nouveau nouvel ami, avec qui j’adore débattre sur Twitter, mon alter égoût.

Vous le connaissez sans doute, mais ne saviez pas qu’il était si facilement accessible. Il s’appelle Yves Jégo, et était Secrétaire d’Etat aux Colonies à l’Outre Mer, poste dont il a sauté après la grande crise en Guadeloupe pour redevenir député de Seine-et-Marne (vous savez, ce grand département qui s’est trompé de région et prétend être en Ile-de-France alors qu’il est de toute évidence en province – la sale remarque parisianiste, check).

Lire la suite

Time flies, but time is on my side

Moi je, en ce début 2010, je ne prononcerai pas de vœu pour le monde ni pour ses constituants, chacun n’étant jamais mieux servi que par soi-même.

Je n’énoncerai pas non plus de best of péremptoire de la décennie passée, j’en suis bien incapable puisqu’avec la modération qui me caractérise, je suis capable de citer 12 meilleurs morceaux du monde en 1h20, 4 meilleurs livres de tous les temps en 7 minutes 28, 17 meilleurs films du monde en 1 journée.

Je me contenterai donc de vous dire ce que je me suis dit tout à l’heure en rentrant du ski (une excelllllllente journée de ski dans une neige de rêve), alors que j’opérai en tant que DJ privé de Laguna (une prestation d’exception que j’ajouterai cette année à mon catalogue, me consulter pour les tarifs) : dans les années 2000, une des plus grandes révélations qui m’aient été faites en termes de musicalitude, c’est quand même le merveilleux premier album d’Arcade Fire, Funeral. Pas le meilleur album du monde ou de la décennie, non, mais j’aime toujours à célébrer l’arrivée d’un groupe ou d’un artiste qui fait preuve d’une qualité rare : avoir un son à soi, que l’on reconnaît entre 1000 dès les premières notes de n’importe quel morceau. Et mine de rien, il n’y en a pas des dizaines, des gens qui entrent dans cette catégorie.

Autre signe incontestable de leur talent, Dieu en personne ne s’y est pas trompé, qui s’est empressé de chanter avec eux lors d’un mini-concert fort séduisant.

Pour le reste, si je dois citer un objet, ce sera sans surprise la prolongation de ma main qu’est devenu mon iPhone, et qui me fait me demander chaque jour comment j’ai pu vivre tant d’années sans avoir tout le web au creux de ma main.

Si je dois citer un film, et ben j’en citerai plusieurs parce que c’est impossible et parce que je fais ce que je veux : In the Mood for Love, Match Point, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Sur mes Lèvres & Un Prophète & De Battre, la Trilogie de Belvaux pour l’ambition et l’intelligence du projet, Un Conte de Noël, et puis les Chansons d’Amour parce que j’aime tellement qu’on me rejoue Peau d’Ane et que ça n’ait pas l’air de Notre-Dame de Paris.

Si je dois citer un livre, j’en citerai 2 français, Univers, Univers de Régis Jauffret et Asiles de Fous, de… Régis Jauffret. Je l’ai déjà dit, ce type a une langue incroyable, d’une précision et d’une froideur de scalpel, et reste à ce jour le seul écrivain que j’aie lu à être capable de vous faire comprendre en une phrase la totalité de la vie d’une personne. Et 2 américains avec Mac dedans, pour l’équilibre, La Belle Vie de Jay McInerney, et La Route de Cormac McCarthy, tous deux déjà évoqués là.

Si je dois citer des gens, ce seront naturellement mes vieux compagnons de route qui se reconnaîtront, et puis tous mes amis plus ou moins virtuels, parce que j’adore de plus en plus le concept de rencontrer des gens par le biais de ce blog, de Facebook et de Twitter, d’échanger avec des gens plus ou moins lointains et de se découvrir tant de points communs, passions, haines et façons de les exprimer, et de se sentir amis sans s’être jamais vus, et de se rencontrer un jour IRL, ou pas.

Finalement, je constate que si je déteste plein de trucs, ben j’en aime aussi plein, et si j’aime pas, mais alors pas du tout les gens, j’en adore certains. Serai-je Human After All, comme disaient les autres ?