Tous les ans, j’oublie. Et tous les ans ça me revient en pleine gueule comme un boomerang.
Tous les ans à la même date, je sors du bureau, je m’engouffre dans la station Charonne (amis stalkers, un indice de géolocalisation de moi je s’est glissé dans cette phrase), et je tombe sur un tas de gerbes. De gerbes de fleurs, ça change des gerbes tout court qui sont toujours un plaisir dans le métro (comme quand tu te fais baiser à chaque fois par les 4 places vides dans le métro plutôt plein, que tu y vas, et qu’il y a une grosse flaque immonde).
« Des gerbes de fleurs, mais pourquoi ? » demanderont en vrac les jeunes pas très attentifs en cours d’histoire, les jeunes victimes des refontes des programmes d’histoire, les jeunes qui n’auront plus d’histoire en terminale, Nadine Morano qui nous a magistralement informé aujourd’hui même que Clemenceau commentait encore l’actualité, les nostalgiques de l’Algérie française qui pensent sans doute que c’est bien fait et qu’il faudrait plutôt pisser sur la plaque, etc.

